Spectacle « Jazz, claquettes et poésies »

Retourner au programme

20h30 Vendredi 1er mars 2019

« Jazz, claquettes et poésies » avec Fabien RUIZ (Claquettiste), Pascal RUIZ (Comédien) et le Trio Jazz d’Olivier CAILLARD
Un spectacle de Fabien RUIZ (Chorégraphe du film "The Artist"). Totalement novateur et inédit, ce véritable cocktail de musiques et de rythmes fait danser les mots de quelques-uns de nos grands auteurs français : Voltaire, Victor Hugo, Jacques Prévert, Roland Dubillard, Michel Rivgauche…

Lieu : Salle Pasteur (Le Corum)
Tarif : 21€, 16€ tarif réduit

Résumé

Fabien Ruiz, aux claquettes, partage la scène avec son frère Pascal Ruiz, comédien, et le trio jazz d’Olivier Caillard.

Sous ce titre volontairement explicite, un spectacle dont il est à peu près sûr qu’il n’existe à ce jour aucun équivalent sur la scène française.

Sur le plateau, un comédien, un claquettiste et un trio de jazz cohabitent. Chacun déroule d’abord sa partition, laissant d’emblée entendre que des débordements sont envisageables : le comédien s’est lancé dans un VOLTAIRE dont la rythmique rapide n’appartient pas uniquement au registre de la littérature et le claquettiste supposé danser montre qu’il se définit avant tout comme élément d’un quartet musical qui a le trio pour fondement et la percussion pour profession de foi.

Puis les échanges se font, la fréquentation a lieu sous nos yeux. Tout au long d’un large extrait du Belle du Seigneur D’ALBERT COHEN, le trio ne cesse de jouer avec une évidence réjouissante pour l’oreille autant que pour l’esprit. Le claquettiste et le comédien dialoguent ensuite à propos de BEETHOVEN, par la grâce de ROLAND DUBILLARD, dont l’humour nous empêche de trancher entre le camp des incultes et celui des esthètes. BEETHOVEN est d’ailleurs à la fête puisqu’un monologue de MICHEL RIVGAUCHE nous le restitue dans toute sa germanique gloire alors que la préférence trop inconditionnellement marquée pour un monde du jazz éthéré plutôt que pour l’ivresse des sens est plus tard dénoncée au fil d’alexandrins inédits, écrits pour ce spectacle et pour le choix d’en rire...

Puis nous plongeons dans le cœur du sujet. Après plusieurs échanges musclés entre le trio et le claquettiste, les musiciens sortent. Restent en scène le comédien, le danseur... et VICTOR HUGO. Rappelons que l’auteur des Misérables avait clairement demandé : « Pas de musique sur mes vers ! » Dont acte. Le claquettiste et le comédien ont plus d’un tour dans leur sac.

Le long et retentissant (à plus d’un titre !) moment des Djinns, extrait des Orientales, pose le petit problème suivant : pourra-t-on ensuite réécouter ce chef-d’œuvre sans les claquettes ?

On pourra bien sûr. Mais il faudra se libérer des musiciens avant. Et c’est ce que propose JACQUES PRÉVERT dans L’Orgue de barbarie, le bien-nommé, « qui joue du couteau aussi ».

Que l’on termine ainsi, par une page de Paroles, vierge de toute musique, est un paradoxe assumé pour un spectacle qui veut démontrer de façon définitive la grave erreur des frontières, des cloisons, des murs et des œillères.

De cette fête des sens mélangés, celui qui ne se plaint pas, c’est le public...

Spectacle « Jazz, claquettes et poésies » Photo © Didier Pallages

Spectacle « Jazz, claquettes et poésies » Photo © Didier Pallages

Lieu

Salle Pasteur (Le Corum)

Place Charles de Gaulle
34000 Montpellier
France

Le Corum est situé en centre-ville de Montpellier, dans le prolongement de la Place de la Comédie, sur l'Esplanade Charles de Gaulle.

Comment s'y rendre ?

  • Par le tramway :
    Lignes 1, 2 et 4 : Arrêt « Corum »

  • En voiture :
    Autoroute A9 Direction Montpellier, sortie Montpellier-Est
    Direction « centre historique »
    Parking de 500 places sur 3 niveaux, sous le Corum


Retourner au programme
 Suite de la visite :
Initiations aux claquettes

Organisé par l'association Claquettes en Vogue 9e Festival International de Claquettes de Montpellier
Du 27 février au 3 mars 2019
Téléphone : 06 83 88 25 41